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Séminaires théorico-cliniques

Des séminaires théorico-cliniques, sur un weekend de 15 heures, sont proposés plusieurs fois
par an. Ces séminaires sont animés chaque fois par un intervenant extérieur.
Certains sont formateurs ou ont été formés à la Tavistock Clinic de Londres.

Les matins sont réservés à une communication-débat sur une thématique précise,
et les après-midis à des présentations de cas en lien avec la thématique.

Les prochains séminaires

LES PROCHAINS SÉMINAIRES

Marcela Gargiulo, Psychologue clinicienne à l’Institut de Myologie et au département de génétique de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), Professeure au PCPP – EA 4056 (Université de Paris).

Titre : Cliniques des maladies somatiques, génétiques, du handicap

Argument : La clinique des maladies somatiques, du handicap et, plus encore, des maladies génétiques agit comme un précipité de questions humaines fondamentales. Ces pathologies, qui traversent tous les âges de la vie — parfois à la naissance, parfois surgissant plus tard sans prévenir — convoquent brutalement des interrogations sur l’origine, la filiation, le hasard, la transmission, le sens de la vie, la valeur même de l’existence. Elles viennent mettre à l’épreuve nos repères symboliques, nos ressources de pensée et nos catégories cliniques fondamentales.
À partir de situations rencontrées en consultation de génétique — diagnostic prénatal, dépistage néonatal, maladies rares à expression incertaine —, ce séminaire interrogera les nouvelles formes d’incertitude et de non-savoir que traversent les enfants, les parents et les familles : attente d’un diagnostic, d’un traitement, d’un devenir… Cette temporalité suspendue produit des effets psychiques profonds mais aussi élaboration de récits nouveaux pour soutenir la continuité psychique.
Par ailleurs, les maladies génétiques, souvent héréditaires, réveillent les fantômes familiaux, réactivent des culpabilités anciennes, ouvrent la voie à des travaux de vérité parfois ravageant : dévoilement de secrets, ré-interrogation des origines, confrontation avec les pactes dénégatifs inter et transgénérationnels. Ces expériences mettent en tension l’éthique du soin psychique, les liens d’alliance et de filiation, et les conflits entre savoir, transmission et vérité.
Ce séminaire se propose d’aborder ces expériences-limite à la lumière de la psychopathologie psychanalytique, en revisitant les concepts de traumatisme, d’angoisse-signal, de processus identificatoires, de symptôme, de scène fantasmatique familiale, de destin et de destinée. Car si cette clinique prend appui sur la génétique médicale, elle résonne bien au-delà : avec les cliniques de l’incertitude, du handicap, des maladies chroniques, et plus largement avec tout ce qui, dans notre expérience de cliniciens, défait les évidences et convoque une réélaboration du sens.

Lieu : Vienne

Dates : 2 et 3 octobre 2O26

 

Odile Gaveriaux, psychothérapeute d’enfant et d’adolescent, membre de la TSP (Société des Psychothérapeutes de la Tavistock Clinic, Londres).

Titre : L’Observation psychanalytique selon Esther Bick et Martha Harris, un outil d’une grande richesse pour mieux appréhender le développement émotionnel du bébé, de l’enfant et de l’adolescent, et ses applications cliniques dans notre travail quotidien

Argument : Ce séminaire abordera la 1ère journée : L’Observation Psychanalytique selon Esther Bick et Martha Harris, un outil d’une grande richesse pour mieux appréhender le développement émotionnel de l’enfant et de l’adolescent en commençant par celui du nouveau-né. Cet exposé se fera à partir d’extraits d’observations faites dans le cadre de la formation : extraits de l’observation d’un nourrisson et extraits d’observations de deux jeunes enfants en classe maternelle. Dans le deuxième temps de la matinée sera proposée une illustration thérapeutique : l’observation psychanalytique, un recours et une aide précieux dans une situation d’urgence.

La 2e journée traitera de l’Observation Psychanalytique dans notre travail quotidien et ses applications cliniques. Nous pourrons appréhender au travers de différentes situations cliniques comment mieux comprendre l’impact des états émotionnels primitifs chez de jeunes patients en souffrance permet de mieux élaborer et ajuster notre pratique. – Présentation 1 dans le cadre d’une consultation mère/enfant : Pierre, un enfant de 18 mois asthmatique depuis plus d’un an est hospitalisé régulièrement pour cela mais il ne répond plus au traitement. Le pédiatre conseille à la maman de prendre rendez-vous au CMPP pour une consultation avec un psychothérapeute. – Présentation 2 dans le cadre d’un travail régulier avec une équipe d’éducateurs en Foyer accueillant des adolescents difficiles.

Lieu : La Garde/Toulon

Dates : 2O et 21 novembre 2O26

 

Marie Moquillon, Psychologue, psychothérapeute d’enfants et d’adolescents modèle Tavistock, Formatrice au Centre Martha Harris de Larmor Plage.

Titre : Impact et valeur des expériences émotionnelles dans la thérapie d’enfants et d’adolescents – “Une expérience émotionnelle est une rencontre avec la beauté et le mystère du monde […]”

Argument : Cette définition magnifique mais aussi complexe que nous a laissé D. Meltzer de l’expérience émotionnelle peut s’étendre à celle de tout thérapeute avec ses patients. L’accompagnement thérapeutique n’est- il pas motivé par la rencontre de l’autre, la rencontre avec une forme de beauté, notre intérêt pour l’autre, ce qu’il dit, ce qu’il montre, la confiance qu’il accorde, et puis, très certainement avec une forme de mystère autour de cet autre, mystère qui soutient notre recherche, nos questions, qui est-il ? De quoi souffre-t-il, et comment le comprendre ? Ainsi notre motivation de thérapeute à aider, accompagner, est soutenue par l’expérience émotionnelle elle-même, expérience dont je propose d’aller à la rencontre. M. Klein nous a mis très tôt sur la voie de la vie émotionnelle, en premier lieu celle des bébés. Bion, à sa suite, a fait des expériences émotionnelles d’amour et de haine, élargies à la soif de connaissance, un évènement premier du développement et de la constitution d’un appareil à penser. En élargissant le sens donné à la projection (ou identification projective) pensée comme une forme de communication, il nous donne des clés pour la compréhension des enfants et adolescents dont on s’occupe. Je propose donc, au cours de ces deux jours, de partir à l’écoute des expériences émotionnelles de nos patients et des nôtres, de façon à les réfléchir et à penser notre attitude thérapeutique devant ce matériel. Nous commencerons par regarder ensemble un bébé évoluant dans son cercle familial, et comment un observateur attentionné, en développant sa capacité à rester en contact avec le vécu émotionnel de l’enfant, découvre les possibilités du bébé à faire face, montrant ainsi de vraies capacités qui lui seront précieuses tout au long de sa vie. Il arrive que les expériences émotionnelles précoces, pour diverses raisons, n’aient pu être contenues (traumatisme, deuil, degré d’intensité, capacité constitutionnelle…). Dorénavant, l’enfant s’en protège et s’en défend et se présente comme si rien ne pouvait l’atteindre, ses défenses pouvant prendre la forme d’un retrait de la relation. Nous verrons, avec Théo, comment son développement est impacté, puis comment l’attention et la compréhension peuvent redonner l’espoir d’un nouvel élan vital et d’une ouverture psychique au monde. Enfin, je parlerai de thérapies avec des adolescents. En suivant Hortense, Morgane, Émile, et les émotions auxquelles ils sont confrontés et m’ont confrontée, nous nous mettrons au contact d’une forme d’intensité dans la relation. L’adolescence est une période de turbulence hormonale, corporelle, pulsionnelle, elle soumet l’adolescent a une vie émotionnelle sans doute intense pour affronter ces transformations. À propos de la rencontre entre deux personnalités en milieu fermé, tel l’analyste et l’analysant, Bion parle de « tempête émotionnelle » exigeant pour l’analyste « de se tenir solide au poste ». Peut-être pouvons-nous penser une telle tempête intérieure pour l’adolescent aux prises avec la personnalité de l’enfant qu’il était et celle de l’adulte en devenir et l’importance de se « tenir solide au poste » pour continuer à penser à partir de ces sentiments et permettre la croissance psychique. Nous penserons ensemble ce que peut vouloir dire se tenir solide au poste et comment aider l’adolescent à trouver sa propre solidité interne.

Lieu : Vienne

Dates : 15 et 16 janvier 2O27

 

Et aussi à venir :

Sa O5-Di O6/O6/2O27   Régine Prat (Vienne)

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Les séminaires passés

LES SÉMINAIRES PASSÉS

2O25 – Cristelle Lebon (Lyon) : « Écouter le groupal familial, ses langages, ses souffrances, ses résonances ».
2O25 – Albert Ciccone (Vienne) : « Le diagnostic, une approche au service du soin ? (1er jour), Effets dans la famille de l’annonce d’une anomalie ou d’une psychopathologie précoce chez un enfant ( 2e jour) ».
2O25 – Didier Houzel (Caen) : « Psychopathologie et causalité. Approche psychodynamique du développement et du fonctionnement psychique ».
2O24 – Éric Calamote (Saint Etienne) : « Les violences sexuelles dans l’enfance et l’adolescence. Impact et dynamique des expériences désastreuses ».
2O24 – Cristelle Lebon (Toulon) : « Écouter le groupe familial, ses langages, ses souffrances, ses résonances ».
2O24 – Dominique Thouret (Lyon) : « De l’originarité du contact ».
2O23 – Odile Gavériaux (Lorient, Londres) : « Place et rôle du thérapeute auprès des parents dans le processus thérapeutique avec l’enfant ».
2O23 – Eric Calamote (Saint-Etienne) : « Les violences sexuelles dans l’enfance et l’adolescence. Impact et dynamique des expériences désastreuses ».
2O23 – Sylvie Reigner (Paris) : « Le corps vécu et fantasmé dans le lien transféro-contre-transférentiel ».
2O22 – Simonetta Adamo (Naples, Italie) : « Dispositifs à orientation psychanalytique dans différents milieux institutionnels : le Temps Spécial (interactions thérapeutiques avec enfants et adolescents) » et « Bref travail de soutien avec adolescents et jeunes adultes ».
2O22 – Jeanne Magagna (Londres) : « Le suicide et les automutilations » et « La thérapie auprès des jeunes personnes souffrant de troubles alimentaires ».
2O21 – Alain Ferrant (Lyon) : « Travail d’emprise et relations d’emprise ».
2O21 – Simonetta Adamo (Naples, Italie) : « Le jeu en psychothérapie ».
2O2O – Albert Ciccone (Vienne) : « La clinique des états-limites ».
2O2O – Évelyne Grange-Ségéral (Lyon) : « L’infantile dans la famille : traumatismes, fractures et résolution ».
2O19 – André Carel (Lyon) : « Le travail de causalité subjective » et « Le processus sacrificiel ».
2O19 – Florence Guignard (Suisse) : « Personnes et objets dans le lien thérapeutique. Rôle du deuil dans le développement personnel ».
2O19 – Didier Houzel (Caen) : « Les enveloppes psychiques. L’interprétation dans le travail auprès des enfants ».
2O18 – Albert Ciccone (Vienne) : « Aux fondements de la position clinique psychanalytique ».
2O18 – Florence Guignard (Suisse) : « La projection identificatoire du psychanalyste. Taches aveugles et interprétations-bouchons ».
2O17 – Régine Scelles (Paris) : « Subjectivation du handicap et processus de fraternité tout au long de la vie : le point de vue de l’enfant atteint ; le point de vue de ses frères et sœurs ».
2O16 – Rémy Puyuelo (Toulouse) : « L’adolescence, les inorganisations narcissiques précoces, la destructivité ».
2O16 – Pierre Delion (Lille) : « Le bébé, ses parents et leur souffrance psychique. Implications institutionnelles ».
2O15 – Odile Gaveriaux (Lorient, Londres) : « Troubles envahissants du développement et dépression primaire » et « Intérêts d’un dispositif d’observation dans le travail clinique ».
2O14 – Asha Phillips (Londres) : « Les troubles alimentaires chez le bébé » et « Application de la formation psychothérapeutique à l’institution : exemple d’une institution scolaire ».
2O14 – André Carel (Lyon) : « L’expérience de catastrophe dans l’histoire générationnelle et ses réminiscences dans les liens premiers. La trilogie défensive qu’elles peuvent générer dans la psyché singulière et dans l’appareil groupal-familial : paradoxalité, perversion narcissique, incestualité ».
2O13 – Simone Korff-Sausse (Paris) : « Approche psychanalytique du handicap » et « La vie psychique du bébé selon Mélanie Klein ».
2O13 – Salomon Resnik (Venise, Paris) : « Psychanalyse et psychose ».
2O12 – Didier Houzel (Caen) : « Psychoses, états-limites. La pensée de Donald Meltzer ».
2O12 – José-Luis Goyena (Paris, Londres) : « La pensée de Wilfred Bion ».
2O11 – Asha Phillips (Londres) : « Le jeu chez l’enfant ».
2OO9 – Didier Houzel (Caen) : « Autisme. La pensée de Frances Tustin ».
2OO9 – Dominique Thouret (Lyon) : « La pensée clinique de Herbert Rosenfeld, Henri Maldiney et Salomon Resnik (suite) ».
2OO8 – José-Luis Goyena (Paris, Londres) : « La pensée de Wilfred Bion ».
2OO8 – Alain Ferrant (Lyon) : « Freud et la dynamique du transfert » et « Transfert et contre-transfert ».
2OO8 – Dominique Thouret (Lyon) : « La pensée clinique de Herbert Rosenfeld, Henri Maldiney et Salomon Resnik ».

 

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